Armée de Terre : 18 pôles exploratoires pour réinventer le combat du futur

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Direction : Ministère des Armées / Publié le : 03 septembre 2026

Depuis juillet 2025, 18 pôles exploratoires de l’armée de Terre ont vu le jour en France. Coordonnés par le laboratoire du combat futur, leur mission est claire : penser l’armée de demain et expérimenter localement des tactiques et matériels pour s’adapter aux événements. Explications.

Face à l’intensification des conflits et à la révolution technologique qui transforment profondément les champs de bataille, l’armée de Terre a repensé son approche traditionnelle. « Consciente que ses états-majors centraux ne pouvaient plus, à eux seuls, anticiper, comprendre et piloter l’ensemble des enjeux, elle a choisi de s’appuyer sur un réservoir de compétences et d’expertises dispersées au sein de ses unités opérationnelles », explique le colonel Philippe Bignon, adjoint du laboratoire du combat futur (LCF), lors du point presse hebdomadaire du ministère des Armées et des Anciens combattants.

C’est dans ce contexte qu’a été lancée, à partir de juillet 2025, une démarche de rupture : la création de 18 pôles exploratoires. Une organisation inédite dans son fonctionnement comme dans son ambition. Ces pôles incarnent une volonté claire : « donner la parole directement à ceux qui, sur le terrain, vivent les réalités du combat au quotidien », affirme le colonel Philippe Bignon. 

Des missions ambitieuses

Les pôles exploratoires ont été conçus pour remplir plusieurs missions essentielles. Premièrement, ils visent à canaliser et à valoriser le foisonnement d’idées nées au sein des unités, « non pas pour les freiner, mais pour les structurer, les confronter et les exploiter afin de les faire passer à l’échelle », indique l’adjoint du LCF. 

Deuxièmement, ils créent des écosystèmes locaux qui mettent en lien les régiments, les brigades, les états-majors de l’armée de Terre, mais aussi le monde de la recherche et les industriels, qu’ils soient des acteurs historiques de la base industrielle et technologique de défense ou des startups issues d’autres secteurs. La Direction générale de l’armement apporte également son expertise et a même créé des centres d’expertise référents dans des domaines clés, tels que la lutte antidrone. 

Enfin, ces pôles permettent de partager localement l’expertise de l’armée de Terre et de mieux faire comprendre ses besoins opérationnels, « en instaurant des boucles courtes d’interaction entre les unités et les acteurs de l’innovation », précise le colonel. Cette proximité permet notamment d’adapter rapidement des technologies civiles émergentes aux exigences militaires.

Des thématiques opérationnelles

Les 18 pôles exploratoires couvrent un large éventail de thématiques, toutes orientées vers l’adaptation aux défis du combat futur. Parmi les sujets majeurs, le combat avec et contre les drones occupe une place centrale. « L’approche ne se limite pas à une réponse technique, mais part de l’analyse des menaces pour proposer des solutions organisationnelles et tactiques complètes », poursuit l’adjoint du LCF. L’intelligence artificielle et la robotique complètent ce panorama.

Après une première année d’exercice, le bilan des pôles exploratoires apparaît sans équivoque : « la démarche de rupture a été validée par les faits », conclut le colonel Philippe Bignon. 

L’intervention complète du colonel Philippe Bignon, adjoint du laboratoire du combat futur

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